Naissance du MODEM à Montrouge
Pour
beaucoup de Français, l’élection présidentielle
2007 a révélé la nouvelle dimension de François
Bayrou : entre Nicolas Sarkozy dont la victoire était
largement annoncée et Ségolène Royal, qui
entendait incarner un renouveau de la gauche, il a su emprunter une
autre voie, celle de la patience.
Sa
campagne a été séduisante parce qu’elle ne
s’est pas contentée de slogans, et que François
Bayrou a entrepris d’expliquer ses propositions, de dialoguer avec
les Français. Son score de 18,6% a surpris quasiment tout le
monde. Il démontre qu’il y a une attente d’une autre
politique, d’une autre voie, dans ce pays.
Son appel à la création d’une nouvelle force, rénovée, et ambitieuse pour l’avenir, a été entendue et suivie immédiatement par un mouvement quasi-spontané d’adhésions.
LE
ZENITH
C’est
au zénith que le Mouvement Démocrate (qui n’était
pas encore officiellement né), a fait ses premières
pas, pendant la campagne des législatives qui a immédiatement
suivie les présidentielles.
Sur
scène, on retrouvait alors deux Montrougiens, qui sont
aujourd’hui sur la liste Montrouge démocrate : Annaïs
Hayward et Jean-Eric Branaa
http://www.dailymotion.com/relevance/search/modem%2Bzenith/video/x22ujq_modem-anais-eward_politics
http://www.dailymotion.com/relevance/search/branaa/video/x22toq_modem-jeanyves-brana
PROBLEMES
LOCAUX ?
La
situation est cependant très vite devenue compliquée
parce que, localement – à Montrouge -, le maire Jean-Loup
Metton faisait une campagne très à droite, avec un
suppléant UMP, alors qu’il avait bien demandé et
obtenu une investiture du Modem.
Jean-Eric
Branaa s’en est ému lors de la première réunion
locale du MoDem et a commencé à militer pour qu’il y
ait une liste indépendance lors du 1ertour des élections municipales. Il avait contre lui la
quasi-totalité de la section locale. Mais, très vite,
les appuis sont venus, notamment de Pascal Hureaux.
SEIGNOSSE
Le
Mouvement Démocrate s’est consolidé lors du forum des
démocrates, organisé dans les Landes, à
Seignosse, à la fin de l’été. Ils sont venus
de toute la France pour se connaître et travailler ensemble et
ce fut une réussite extraordinaire.
Montrouge
était représenté par Joël Girault, alors
président de la section, et adjoint au maire, mais aussi par
Jean-Eric Brana, Anne Belheur, Pascal Hureaux. Anne Belheur a décidé
de se joindre à l’initiative d’une liste indépendante,
mais Joël Girault a annoncé qu’il n’y aurait aucune
possibilité que cela se fasse : il s’y opposerait et
figurerait quoi qu’il arrive sur la liste de Jean-Loup Metton.
Seignosse
a permis de créer un réseau d’amitié entre les
démocrates à travers toute la France. Les adhérents
de Montrouge ont désormais des contacts forts avec de nombreux
militants dans tout l’hexagone.
CHAVILLE
L’après-Seignosse
a été une période faste pour les démocrates.
L’envie de faire quelque chose était forte, l’enthousiasme
total. Dans les Hauts-de-Seine, cela s’est concrétisé
par un meeting géant à Chaville, qui a permis de
percevoir encore davantage qu’il y avait urgence à créer
le mouvement sur un plan juridique.
Jean-Eric
Branaa a entrepris de convaincre les autorités départementales
de la nécessité d’une liste indépendante à
Montrouge. Mais, la recherche de soutien a été conduite
en parallèle avec une entreprise de dénigrement menée
par Joêl girault, notamment auprès des « anciens
UDF », car il y avait alors une ligne de fracture assez
forte entre les « anciens UDF » et les
« nouveaux MoDem ». Il est apparu très
vite que certains à Montrouge n’avaient pas intérêt
à voir naître ce groupe au centre.
Jean-Eric Branaa, Pascal Hureau, Anne Belheur et quelques autres ont donc décidé de créer une association en dehors de la section locale (contrôlée par Joël Girault) afin de pouvoir travailler et se développer. L’association de soutien à François Bayrou était née.
VILLEPINTE
La
naissance du MoDem date du Congrès de Villepinte, en décembre
2007. C’est là qu’on été adopté les
statuts et que le bureau exécutif, ainsi que le président,
ont été élus. Tout n’est pas encore construit
dans notre mouvement qui fonctionne encore sur des structures
provisoires issues de l’UDF. Mais les 2/3 des adhérents du
Modem n’ont jamais été à l’UDF. Il y a donc
encore du travail pour que l’identité réelle de ce
mouvement s’affirme.
Villepinte
a été pour François Bayrou, et tous les leaders
du mouvement, l’occasion d’affirmer la volonté
d’indépendance du Mouvement. L’action des Montrougiens
entrés en dissidence était donc confortée.
Jean-Eric Branaa s’est investi dans l’écriture des statuts du mouvement. C’est la rencontre avec Eric Julliard et quelques autres, qui feront naître plus tard une action nationale lors des élections internes.
ELECTIONS LOCALES
A
Montrouge, la situation s’est envenimée. Joël Girault
défendait son maire et il était le seul à
posséder les fichiers des adhérents. Sa tactique a été
de ne pas réunir la section afin que les gens ne se
connaissent pas.
Mais, en
dépit de ses efforts, le groupe qui s’était constitué
autour de Jean-Eric Branaa a milité très activement. On
a vu des adhérents de l’UDF se rapprocher de l’association
et permettre au groupe de grossir.
Le 14
décembre, la section locale s’est réunie sous la
présidence d’Antoine Dupin, délégué
départemental pour se déterminer entre les deux options
proposées : celle de Joël Girault de figurer sur le
liste du maire sortant, Jean-Loup Metton, et celle défendue
par Jean-Eric Branaa, qui consistait à affirmer notre
indépendance, même si nous ne devions avoir au final
aucun élu.
C’est
la deuxième option qui l’a emportée, à
l’unanimité, Joël Girault n’ayant même pas fait
le déplacement. Jean-Eric Branaa a été élu
tête de liste au cours de cette même soirée.
Jean-Eric
Branaa a pu rencontrer François Bayrou le 14 novembre. Le
président du Mouvement démocrate nous a encouragé
dans cette voie de l’indépendance.
CONSEIL
NATIONAL ET REGION EN MOUVEMENT
A la fin
du mois de décembre, François Bayrou a décidé
d’accélérer le calendrier pour la mise en place du
mouvement. Jean-Eric Branaa a pris la tête d’un ensemble de
listes régionales qui se sont regroupées au niveau
national : LES REGIONS EN MOUVEMENT. Ce label a été
représenté dans quasiment toutes les régions de
France et a obtenu 45 élus au plan national, dans un conseil
de 180 conseillers nationaux. Montrouge compte donc un Conseiller
National avec Jean-Eric Branaa. (Il y avait 12 listes en
Ile-de-France et il y a eu 6 conseillers nationaux élus dans
le Hauts-de-Seine).
http://www.dailymotion.com/relevance/search/branaa/video/x3za6u_iledefrance-en-mouvement-01_politics
INVESTITURE
OU PAS ?
Bien que
les choses aient été régulièrement
conduites dans la section de Montrouge, l’investiture tardait à
arriver. Il semble finalement que Denis Badré (sénateur)
aurait bloqué le processus, en raison semble-t-il d’une
amitié forte avec le maire sortant, pourtant devenu Nouveau
Centre. Comme Denis Badré était en charge d’instruire
le dossier de Montrouge, il était en dans une position
stratégique certaine. Que ce point corresponde à la
réalité ou pas nous importe peu aujourd’hui, car
l’équipe Montrougienne a décidé de se
présenter quoi qu’il arrive.
Le nom de la liste a été choisi : Montrouge Démocrate
et il a fallu constituer la liste.
C’est
alors que Denis Badré a adressé un courrier aux
adhérents de Montrouge, nommant Boris Gillet « médiateur »
dans un conflit insoluble. Le conflit était résolu
depuis longtemps et ce nouveau rebondissement a été
très mal ressenti localement.
Il est
apparu très clairement que l’équipe du maire sortant
était aux manoeuvres. La personnalité même de
Boris Gillet, très connu au sein de la section pour des prises
de position très « à droite »,
expliquait beaucoup de choses.
Boris
Gillet a pris le contrôle du site web de la section, ce que
personne ne lui a contesté à ce jour. Nous respectons
les statuts et attendons la mise en place des structures
départementales et locales, qui n’interviendront qu’en
avril.
Pensant
que l’absence de réaction équivalait à un
consentement, Boris Gillet s’est auto-déclaré
candidat et à choisi avec quelques-uns de ses amis, « l’aile
droite du MoDem » de soutenir Jean-Loup Metton.
L’investiture
n’a finalement pas été donnée car personne ne
comprenait rien à la situation Montrougienne. C’est un
malheureux raté qui ne change rien à la détermination
du Modem Montrouge d’être indépendant et de défendre
ses idées au 1ertour.
CAMPAGNE
MUNICIPALE
La liste
Montrouge démocrate est présente et très active.
Nous sommes heureux de pouvoir faire cette campagne et il semble que
cet enthousiasme se voit. Notre choix a été de défendre
nos couleurs, et de n’attaquer personne. Ce n’est pas forcément
le choix de nos adversaires qui, parfois, n’hésitent pas à
se livrer à des attaques très personnelles et
mensongères.

Nous
comprenons donc que le MoDem dérange dans un espace qui était
clairement partagé, dans un ensemble qui se voulait calme et
paisible. Et bien, tant mieux !
Notre
1erobjectif était d’exister. Notre objectif est aujourd’hui
de créer les conditions d’un deuxième tour à
Montrouge, et pourquoi pas, d’être présents lors de ce
second tour...
ET
L’AVENIR ?
Le travail qui nous attend après les municipales sera de permettre à nos structures départementales, puis locales de se constituer et de fonctionner. Nous aurons besoin de tous les démocrates, de tous ceux qui voudront affirmer l’indépendance de leurs idées et qui auront le courage de les porter.

